Bois et Environnement

LES NORMES

Le PEFC™ (Programme Européen des Forêts Certifiées) est une certification forestière est une procédure qui permet de vérifier si la forêt a été gérée selon ses standards définis. Elle vise l’amélioration de la gestion durable des forêts au travers d’un processus volontaire d’amélioration continue. La certification forestière ne donne pas de garanties quant aux qualités technologiques mais promet une garantie et une gestion des forêts respectueuse de l’environnement, socialement bénéfique et économiquement viable.

Cette certification atteste l’aptitude à l’emploi du bois dans les ouvrages de bâtiment et de génie civil. Elle garantit que la durabilité naturelle ou conférée par traitement rend le bois apte à l’usage pour la ou les classes d’emplois mentionnées. Cette certification atteste, pour un procédé de traitement donné, l’efficacité des produits de préservation et leur sûreté sur les plans de la santé humaine et des impacts environnementaux. Elle prend en compte les exigences de la Directive 98/8/CE concernant la mise sur le marché des produits biocides.

Le FSC® (Forest Stewardship Council) est un label qui assure que la production d’un produit à base de bois (ex. meuble) a suivi le cahier des charges assurant une bonne gestion forestière.

LES CLASSES

Classe 1 : Bois toujours à l’abri des intempéries

Classe 2 : Bois toujours à l’abri des intempéries, humidification possible par condensation occasionnelle

Classe 3 : Bois soumis à des alternances d’humidité et de sécheresse, sans contact avec le sol et sans piège à eau (ex : bardage)

Classe 4 : Bois soumis à des humidifications fréquentes ou permanentes, en contact avec le sol ou susceptible de piéger l’eau.

Classe 5 : Bois en contact avec l’eau de mer

normes-bois
normes-bois-henry-timber

CLASSEMENT DES RESINEUX

Comme pour les classes de risques (Normes NF EN 335-2) et pour le bon usage des bois en général, les choix des bois résineux européens sont définis par la norme NF EN 1611-1.

Ils sont établis en fonction d’un certain nombre de critères et sont couramment utilisés en France sur les essences comme, le sapin, l’épicéa, les pins et le Douglas, les bois sont classés au sciage en choix 0, 1, 2,3, 4. A chaque choix, correspond donc sur une section ou longueur déterminée, par exemple, un certain nombre de nœuds, ayant une taille maximale, etc (détails sur demande).

En ce qui concerne le classement des résineux du Nord, principalement de l’épicéa (blanc) et le pin sylvestre (rouge), le problème se complique à ce jour encore un peu, en effet, les bois sont classés différemment et certains parleront en anciens choix et d’autres en qualités, ci-dessous nous vous proposons une synthèse rapide.

CLASSEMENT D’ASPECT DES BOIS DU NORD EXPORTES

Choix Non Classé ou U/S

Ensemble des classes 1 à 4 incluses (classes Suédoises ou Finlandaises, de qualité dite sans noeud, jusqu’à menuiserie courante, charpente rabotable).

Choix Sawfalling (Tombant de scie)

Il regroupe les sciages des classes 1 à 5 incluses, en proportion définie généralement par les scieries et/ou les importateurs.

Choix cinquième (5)

Qualité dite charpente.

Choix sixième (6)

Qualité dite charpente ordinaire, caissage, coffrage. Pour d’autres, l’offre actuelle peut être définie en 4 qualités A - B - C- D.

- la qualité A, regroupant les choix 1 à 4, vus précédemment

- la qualité B, étant comparable au choix 5

- la qualité C et D différenciant le choix 6

Un choix A/B, sera un mélange à un % variable de qualité A et de qualité B.

PROCÉDÉS INDUSTRIELS

LE SÉCHAGE

Ce premier procédé thermique est fondamental avant toute transformation. Il consiste à abaisser le taux d’humidité du bois en le maintenant dans une ambiance ventilée, contrôlée en humidité et en température, pendant une période de une à trois semaines. Avec un taux d’humidité des bois abaissé aux alentours de 16%, il permettra de réduire sensiblement les phénomènes de tuilage, de coulées de résine et de fentes des lames profilées.


LA THERMO-STABILISATION

Respectueuse de l’environnement, elle n’utilise aucun adjuvant chimique et produit pétrolier. Elle consiste à chauffer progressivement le bois aux alentours de 200°C tout en alternant montée en température et phase de ré-humidification. Ce traitement thermique à haute température est bien adapté aux essences telles que le Pin ou l’Epicéa. Ce procédé confère une stabilité exceptionnelle aux lames. Les variations dimensionnelles sont réduites de façon significative avec une réduction sensible du tuilage, de la résine et du retrait. Il apporte une couleur brune homogène dans la masse. La thermo-stabilisation B (215°C) pour le bardage et les lames de terrasse modifie naturellement la composition des cellules du bois, améliorant nettement sa résistance aux agents de dégradation biologique et insectes ; ce qui lui confère une aptitude d’utilisation en classe de risque 3.


L’ÉTUVAGE

Il consiste à maintenir le bois dans une ambiance inférieure à 100°C et saturée en humidité pendant trois semaines. Ce procédé lui confère une coloration brunâtre et homogène dans la masse, une conservation de la résistance mécanique et des propriétés intrinsèques de chaque essence.


LE TRAITEMENT AUTOCLAVE :

Le procédé d’imprégnation en autoclave sous vide et sous pression Le principe de ce procédé est de remplir toutes les cavités du bois de produit / de solution de traitement du bois. D’abord, le bois, prêt à être imprégné, est ventilé à l’aide d’un vide très fort puis le produit de traitement du bois est ajouté, sous maintien du vide, et, par surpression, pressé profondément dans le bois. Pour terminer, en règle générale, un procédé rapide d’ « après-vide » est effectué, pour obtenir une surface plus sèche, après utilisation des produits de traitement du bois hydrosolubles.

sechage-bois
sechage-bois-henry-timber

ESSENCES COURANTES

LE WESTERN RED CEDAR

Exceptionnel concentré de qualité et particulièrement adapté à l’architecture contemporaine, il est naturellement imputrescible et offre la meilleure stabilité. Ses qualités naturelles en font l’un des référents de l’application extérieure dans le monde entier. Il est d’ailleurs régulièrement utilisé pour la couverture des toits ou la construction des saunas.

Origine : Canada

Qualité Clear II : 95% des lames sans noeud

Naturellement classe 3

Qualité Clear IV (sawfalling tombant) un excellent rapport qualité/prix


L’EPICÉA DU NORD

Bois clair grain fin, il laisse apparaître des petits noeuds bien intégrés dans la structure. C’est un support de référence pour les finitions couleurs et les bois traités. La contrainte de séchage à 16% (+/- 2%) lui donne une stabilité et une qualité exceptionnelles. Il est disponible en lames de grandes largeurs.

Origine : Europe du nord.


LES MÉLÈZES

Seuls conifères qui perdent leurs aiguilles en hiver, ils sont conditionnés par un climat exceptionnel leur conférant une croissance lente. Ils s’imposent comme référents en durabilité grâce à un bois dur et dense.

Essence offrant la possibilité de grandes largeurs.

- Mélèze de Sibérie : de part une croissance très lente, il a un grain plus homogène, un veinage moins marqué et légèrement plus lumineux. Issu d’exploitations forestières légales et respectueuses de l’environnement.

- Mélèze de montagne : originaire de l’arc alpin, on le reconnaît par son veinage marqué et rosé. D’aspect rustique, il est davantage approprié à une architecture authentique.


LE DOUGLAS

Véritable référence pour les bardages, le Douglas est d’un très bon rapport qualité prix. Sa particularité est d’avoir une bonne tenue dans le temps. Essence à croissance rapide et de provenance française, le Douglas se caractérise par un veinage marqué d’une couleur claire et une présence de noeuds sains et adhérents.

Origine : France

- Le douglas rouge : bois sans aubier sur parement naturellement classe 3.


bois-meleze

TABLEAU DES BOIS DE RÉGIONS TEMPÉRÉES :

Essence

Description

Densité, durabilité et rétractabilité

Propriétés mécaniques

Propriétés technologiques et durabilité

Châtaignier

Castanea sativa

Duramen jaune fauve ou brun

clair ayant l’aspect du chêne,

mais de teinte plus terne et sans

maillure. Grain grossier, fil droit

; structure hétérogène. Aubier

différencié, blanchâtre, très

mince.

0,55 à 0,75. Mi-dur, mi

lourd. Retrait total assez

faible. Moyennement à peu

nerveux.

Voisines de celles du chêne mais

peu inférieures en valeur absolue.

Généralement plus élastique,

mais moins adhérent et très

fissile.

Se prête mieux que le chêne à tous

travaux d’usinage, de façonnage et de

finition. Se cintre bien. Séchage assez

difficile. Duramen très durable mais

sujet à une échauffure particulière

(jaune châtaignier).

Chêne

Quercus

pedunculata

Duramen jaune brunâtre ou

fauve ou fauve clair, fonçant

à la lumière, fortement maillé

sur quartier. Grain grossier, fil

généralement droit. Structure

hétérogène. Aubier distinct

blanchâtre

0,60 à 0,80. Mi-dur à dur.

Mi-lourd à lourd. Retrait

moyen à fort. Nerveux

Excellentes résistances

mécaniques (bois à croissance

rapide). Résiste bien en

compression, très bien en flexion,

assez résilient, Adhérent, peu

fissile dans le sens tangentiel lais

a une faible cohésion dans le sens

radial (gros rayons)

Quelquefois difficile à travailler si

les accroissements sont trop larges.

Séchage très délicat (collages). Se

cloue, se visse, se colle sans difficulté.

Finition relativement aisée. Duramen

très durable.

Douglas

Pseudotsuga

menziessi

Duramen jaune rosé ou brun

rougeâtre, très hétérogène et

veiné, résineux. Fil droit. Aubier

distinct, pâle.

0,50 à 0,70 (importé), 0,45

à 0,60 (reboisement) Midur,

mi-lourd. Retrait total

moyen à fort, assez peu

nerveux

Le bois de couleur jaune (côtés)

a des résistances mécaniques

supérieures à celui de couleur

rouge (Montagnes). Résiste

bien en compression. Très bien

en traction et en flexion. Assez

fissile, peu adhérent, plutôt raide,

moyennement résilient selon

vitesse de croissance.

Bois facile à travailler. La présence

de gros noeuds peut rendre le

sciage délicat. Séchage assez facile

(quelques risques de fente en bout et

de gerces). L’hétérogène très grande

présente des inconvénients pour le

rabotage (surface ondulée).

Epicéa

Picea excelsa

Bois blanc ou légèrement rose

lustré, à odeur résineuse peu

prononcée à l’état frais, fil droit.

Aubier non distrinc.

0,40 à 0,50. Tendre et léger.

Retrait total faible. Assez

peu neveux.

Très fissile, peu adhérent (bois de

fente), mais résilient.

Bois assez facile à travailler. Une

certaine tendance à l’arrachement

des fibres lors du sciage. Un peu

fendif au clouage, se visse bien.

Collage, ponçage, finition s’effectuent

aisément. Bois non durable,

s’imprègne facilement.

Erable

Sycomore

Bois blanc à brun clair. Fil

généralement droit, mais peut

être également ondulé, maillure

brillante sur plein quartier. Grain

fin, éclat lustré. Bois homogène,

Aubier différencié.

0,55 à 0,75. Mi-dur à dur,

mi-lourd. Retrait moyen,

moyennement nerveux.

Propriétés mécanique analogue

à celle du chêne, mais les

résistances au fendage et au

cisaillement sont supérieures

chez le sycomore.

Se débite facilement, se rabote

sans difficulté et donne une surface

régulière et unie. Séchage assez

facile. Il s’usine comme le hêtre. Il

se tourne très bien. Collage et mise

en teinte faciles. Bois non durable,

s’imprègne facilement.

Frêne

Fraxinus excelsior

Bois blanc jaune nacré. Fil

droit parfois ondulé. Grain

assez grossier. Structure très

hétérogène. Fine maillure sur

quartier. Chez les vieux arbres, on

rencontre le “coeur noir “ (frêne

“olivier“). Aubier non distinct.

0,65 à 0,75. Mi-dur, milourd.

Retrait total moyen à

fort, moyennement nerveux

à nerveux (selon vitesse de

croissance).

Les bois à croissance rapide

(cernes>5mm) ont d’excellentes

résistances mécaniques. Résiste

bien en compression, très bien

en traction et flexion. Elastique

et très résilient. Peu fissile, assez

adhérent.

Sciage assez difficile. Sciage assez

délicat mais assez rapide. Usinage

facile. Collage facile. Prend bien les

peintures, vernis ou cires. Bois non

durable et facilement imprégnable.

Hêtre

Fagus sylvatica

Bois blanc ou brun très pâle,

s’assombrissant à brun rougeâtre

très clair. Grain fin à très fin.

Structure homogène. Fil droit.

Maillure très apparentes sur

quartier. Chez certain arbres, on

rencontre un défaut appelé coeur

rouge. Aubier généralement non

distinct.

0,60 à 0,75. Mi-dur, milourd.

Retrait total élevé (en

particulier pour les bois de

montage). Nerveux.

Bonne résistances à la

compression axiale et

transversale. Raide en flexion.

Moyennent à peu résilient. Peu

fissile

Sciage parfois difficile : risques

de fentes et déformations lors du

séchage. Se travaille plus ou moins

bien suivant les conditions et le

lieu de croissance. Se tourne et se

cintre bien. La finition est toujours

excellente. Se colle de façon

satisfaisante.

Mélèze

Larix decidua

Duramen brunâtre, rougeâtre

ou pourpre. Fil droit. Structure

hétérogène (bois final bien

tranché). Aubier différencié,

assez mince, blanc jaunâtre.

0,55 à 0,70. Tendre à mi-dur,

mi-lourd. Retrait moyen,

souvent très nerveux

Bonne résistances mécaniques,

en particulier en flexion et

compression. Assez fissile, peu

adhérent. Résiste plus ou moins

aux chocs

Propriétés technologiques analogue à

celles du Pin Sylvestre, mais séchage

plus difficile et plus long. Le clouage

doit être effectué avec soin. Se peint,

se teint, et se vernit bien. Duramen

très durable.

Merisier

Purnus avium

Duramen brun rougeâtre

clair, fonçant à la lumière. Fil

généralement droit, grain très

fin. Structure semi-homogène.

Maillure distincte sur quartier.

Quelquefois légèrement veiné.

Aubier différencié de couleur

pâle, jaunâtre ou rosâtre.

0,50 à 0,65. Mi-dur,

mi-lourd. Retrait moyen,

quelquefois assez nerveux.

Bonnes résistances comme tous

les fruitiers.

Se scie bien. Séchage assez rapide

mais assez difficile. Usinage facile. Se

prête bien au moulurage. Toupillage,

cintrage. Se colle, se peint, se cire, se

vernit bien. Duramen moyennement

durable.

Noyer d’Europe

Juglans regia

Duramen parfois clair, mais

le plus souvent grisâtre avec

veines brunâtres ou noirâtres

(résultat d’une altération avec

entrainement de tanin). Fil

souvent irrégulier, grain fin.

Structure semi-homogène. Très

souvent figuré. Aubier blanchâtre

parfois peu distinct.

0,55 à 0,75 Mi-dur, milourd.

Retrait faible, très

peu nerveux (le plus stable

des bois indigène).

Bois moyennement résistant

en compression, médiocre en

traction, assez résistant en

flexion. Les noyers blancs sont

plus élastiques et plus résilients

que les noyers à coeur noir. Peu

fissile et moyennement adhérent

Usinage et finitions s’effectuent sans

difficulté ; cependant lors du sciage,

il faut tenir compte d’un déchet assez

important dû à la forte proportion de

bois défectueux. Séchage facile. Le

noyer est surtout tranché. Prendre un

beau poli. Duramen très durable.

Pin Cembro/Arolle

Pinus cembra

Duramen jaune ou rougeâtre

clair, fonçant à la lumière. Grain

fin, fil droit. Bois homogène,

accroissements très serrés.

Aubier peu distinct et réduit,

blanc jaunâtre.

0,40 à 0,50 Bois léger et

tendre. Retrait faible, peu

nerveux à nerveux.

Résistance mécaniques faible.

Peu solide et peu élastique.

Fissile.

Bois très facile à travailler. Se sculpte

bin et se tourne bien. SE colle, se

vernit, se peint bien. Se cloue et se

visse bien. Séchage assez facile et

rapide. Duramen très durable.

Pin Sylvestre

Pinus sylvestris

Duramen plus important que

chez les autres pins, rosé,

rougeâtre ou rouge brunâtre.

Fil généralement droit. Grain

très variable. Bois peu résineux,

hétérogène. Aubier différencié,

blanc jaunâtre clair, assez large.

0,40 à 0,50 En plaine. 0,55 à

0,65 pour pin de montagne

et du Nord. Léger à milourd.

Retrait total moyen,

relativement nerveux

Résistances mécaniques fortes

en compression et en flexion.

Résilient, assez fissile peu

adhérent.

Sciage et usinage faciles pouvant

cependant être perturbés par la

présence de noeuds très dus et de

poche de résine qui encrassent les

lames et les outils. Séchage facile

et rapide. Se cloue et se visse bien

malgré sa fissilité.

Poirier

Pirus communis

Bois rose brunâtre très

homogène. Grain très fin, fil

généralement droit parfois un

peu ondulé. Souvent figuré sur

dosse. Aubier plus pâle.

0,70 à 0,80. Bois dur et milourd.

Fort retrait total, peu

nerveux.

Bonne résistances en flexion et

compression. Un peu cassant aux

chocs, adhérent en peu fissile.

Sciage quelquefois difficile à cause

de sa dureté. Difficile à clouer mais

se visse et se colle bien. Séchage

lent mais assez facile. Se tourne, se

sculpte et se grave très bien. Finition

très aisée. Bois peu durable.

Tilleul

Tilia spp.

Bosi blanc à jaune pâle, se

teintant légèrement de rose

ou de rougeâtre à la lumière.

Grain très fin. Fil droit. Toucher

savonneux. Aubier indistinct.

0,45 à 0,55. Bois tendre et

léger. Retrait moyen, peu

nerveux.

Résistances moyennes par

rapport à son pois ; un oeu

cassant aux chocs, moyennement

adhérent et fissile.

Se travaille très aisément. Séchage

facile et rapide, excellent pour le

tournage et la sculpture. Pas de

difficulté de collage ou de finition

sauf si présence de matières

cireuses contenues dans le bois.

Bois non durable mais facilement

imprégnable.

Western Red Cedar

Thuya plicata

Duramen e couleur très variable

allant de jaune pâle ou rouge

brun. Forte odeur poivrée,

persistante. Accroissements

distincts, généralement très

sérrés. Fil droit. Aubier pâle, très

étroit.

0,30 à 0,35. Très tendre et

léger. Retrait faible mais

assez nerveux

Faibles résistances mécaniques.

Fissile et cassant aux chocs.

Bois facile à travailler. Séchage assez

difficile et lent. Clous et vis tiennent

assez mal et doivent être protéger

contre les corrosions (bois très acide).

Le collage et la finition ne posent pas

de difficulté. Duramen très durable.

TABLEAU DES BOIS DE REGIONS TROPICALES :

Essence

Description

Densité, durabilité et rétractabilité

Propriétés mécaniques

Propriétés technologiques et durabilité

Ipe Ebène verte

Duramen noir (ébènes noirs)

ou brun foncé parcouru de

veines noires (ébènes veinés,

type macassar). Grain très fin,

très homogène. Aubier distinct,

blanchâtre ou grisâtre, large,

5 à 10 cm, non utilisable et

généralement éliminé après

l’abattage.

0,95 à 1,25. Bois très dur

et très lourd. Faible retrait.

Très stable.

Assez bonnes résistances

mécaniques notamment à la

flexion et à la compression, plutôt

cassant, résistance aux chocs

moyenne, fissile.

Difficiles à travailler en raison de

leur dureté et de leur abrasivité,

nécessitant un outillage et des

machines appropriées. Séchage

délicat à mener très lentement.

Tendances à la fente au vissage

(avant-trous nécessaires).

Frake

Combretacées

Duramen de couleur blanc crème

fonçant légèrement à la lumière

rappelant alors le chêne clair.

Grain moyen. Fil généralement

droit. Aubier indistinct.

Tendre à mi-dur.

Bois tendre et léger possédant

toutefois d’assez bonnes

propriétés mécaniques.

Séchage facile et très rapide. Se

travaille très bien mais finition

difficile dû au peluchage après

ponçage. Relativement abrasif.

Collage, clouage, vissage, vernissage

facile. Duramen peu durable.

Framire

Bois de couleur jaune paille

ou brun clair. Grain moyen à

grossier. Contre-fil rare, peu

marqué et irrégulier. Aubier à

peine différencié.

0,45 à 0,65. Tendre à mi-dur,

léger. Retrait total faible,

peu nerveux

Bonnes résistances mécaniques,

plutôt fissile. Résistance aux chocs

moyenne.

Se travaille très bien. Séchage facile

et rapide. Clouage, vissage, collage,

finition sans problème. Duramen

moyennement durable.

Iroko Moracées

Duramen brun jaunâtre, fonçant

à la lumière jusqu’au brun plus ou

moins soutenu. Grain moyen à

gossier, fil plus ou moins régulier

donnant un aspect rubané sur

quartier. Aubier distinct jaune

pâle, de 5 à 6 cm.

0,60 à 0,75. Mi-dur et milourd.

Retrait total plutôt

faible, moyennement

nerveux.

Bonnes résistances mécanique.

Résistance aux chocs moyenne,

comparable à celle du chêne.

Usinage en général facile. Séchage

assez facile et assez rapide. Pas de

problème pour le clouage, le vissage

et le collage. Finition délicate avec

certains types de produits. Duramen

très durable.

Kapur

Diptérocarpacées

Duramen brun rougeâtre. Fil

parfois droit mais le plus souvent

irrégulier. Grain grossier. Lignes

de canaux résinifères à contenu

blanc ; odeur de camphre à l’état

frais. Aubier distinct, jaune ou

rose, assez étroit (6 cm).

0,60 à 0,80. Mi-dur, milourd.

Retrait assez fort,

moyennement nerveux.

Bonnes résistances mécaniques.

Assez résilient. Peu fissile

Assez facile à travailler malgré

un désaffûtage parfois rapide

des outils. Séchage assez facile.

Se colle, se cloue, se visse de

façon satisfaisante. Finition sans

problème. Duramen très durable.

Meranti Dark Red

Duramen brun-rose à rouge et

même brun rougeâtre foncé.

Grain assez grossier. Contrefil

fréquent. Plages ou veines

résineuse blanchâtres sur dosse.

Aubier différencié de 2 à 5 cm de

large, gris-brun pâle.

Variable :0,55 à 0,70.

Mi-dur et mi-lourd. Retrait

moyen. Bois moyennement

nerveux.

Bonne résistances mécaniques

Usinage n’offrant pas de difficulté

mais certaines espèces sont assez

abrasives. Séchage assez rapide

et facile. Clouage, vissage, collage

et finition ne présentent pas de

difficulté particulière. Duramen

moyennement durable.

Niangon

Terrieta utilis

Duramen brun rosé ou brunrouge

acajou. Fil souvent

enchevêtré, contre-fil irrégulier.

Maillure très apparente sur

quartier. Gras au toucher

(substances résineuses). Grain

assez grossier. Aubier différencié,

grisâtre, étroit à assez large.

0,60 à 0,80. Mi-dur et milourd.

Retrait total moyen,

moyennement nerveux

Bonnes résistances mécaniques,

assez élastique et résistant aux

chocs.

Usinage assez facile mais encrasse

parfois les outils. Séchage plutôt

facile et rapide. Clouage et vissage

sans problème. Le collage et la

finition sont quelquefois difficiles

si le bois est très gras (dégraissage

nécessaire). Duramen durable.

Sapelli Meliacées

Duramen de couleur acajou,

brun rouge à reflets dorés. Fil

droit, contre-fil donnant un

aspect rubané très régulier mais

aussi parfois moiré ou ondé.

Grain assez fin. Odeur de cèdre

caractéristique assez persistante.

Aubier gris rose.

0,60 à 0,75 Mi-dur, milourd.

Retrait total faible,

moyennement nerveux.

Bonnes résistances en

compression et flexion mais un

peu raide et cassant aux chocs.

Assez fissile.

Usinage facile si le contre-fil n’est

pas trop accusé. Séchage à conduire

lentement. Clouage, vissage,

collage et finition n’offrent pas de

difficulté particulière. Duramen

moyennement durable.

Sipo Meliacées

Duramen de couleur acajou

brun- rose à reflets violacés. Fil

habituellement irrégulier, contrefil

moyen, rubané sur quartier.

Grain moyen. Texture très

homogène. Aubier différencié de

couleur rose grisâtre, de 2 à 4 cm.

0,55 à 0,65. Assez tendre,

léger à mi-lourd. Retrait

total assez faible, peu

nerveux.

Bonne résistances mécaniques

en compressions et flexion, assez

cassant aux chocs.

Pas de difficulté particulière

d’usinage. Séchage assez facile.

Clouage, vissage, collage et

finition sans difficulté. Duramen

moyennement durable à durable

Tatajuba Moracées

Duramen de couleur jaune

devenant marron sombre à la

lumière, contre-fil fréquent

mais léger, grain moyen jusqu’à

grossier, maillure fine peu visible.

Aubier différenciés, blanc crème.

Mi-lourd à lourd. Retrait

total faible

Bonne résistances mécaniques

en compression et flexion, assez

résistant aux chocs

Usinage sans difficulté ou difficultés

dues au contre-fil. Séchage sans

risques importants. Bonnes finition

et collage ; avant-trous parfois

nécessaires au vissage. Duramen

durable.

Teck

Tectona granis

Duramen brun verdâtre à l’état

frais fonçant à la lumière pour

prendre une teinte plus chaude à

reflets cuivrés. Fil généralement

droit. Grain plutôt grossier,

structure hétérogène. Bois gras,

dû à la présence d’oléorésines.

Aubier distinct, blanchâtre.

0,55 à 0,80. Mi-dur et

mi-lourd. Retrait total très

faible, très peu nerveux

Résistances mécaniques

moyennes ; Plutôt élastique,

moyennement résistant aux

chocs. Moyennement fissile, peu

résistant à l’usure.

Usinage assez facile, quelquefois

désaffûtant. Séchage facile et assez

rapide, sans fentes ni déformations.

Se cloue et se visse bien avec

quelques risques de fentes. Collage

et finition assez délicats (bois gras).

Est généralement huilé et non verni.